Julien Suaudeau (Août 2016) – Ni le feu ni la foudre

Julien Suaudeau (Août 2016) - Ni le feu ni la foudre

” Si les choses pouvaient en rester là. Le boulevard Magenta, marinant à jamais dans le bruit, le noir des murs et les vapeurs des pots d’échappement. Les feuilles encore vertes aux branches des platanes. Ma bouteille à moitié vide, mais à moitié pleine. Moi, toujours en vie, sentinelle au-dessus du trafic, parlant au chien pour le rassurer et sentant sous mes doigts le fer forgé de la balustrade. Cinq sens, aucune raison que ça s’arrête. Pas de date de péremption. J’envelopperais tout dans du papier cadeau et je le mettrais à l’abri, en promettant de ne pas regarder. J’aimerais la pollution et le vacarme des autobus comme la prunelle de mes yeux – comme la vie elle-même. Les feuilles des arbres ne finiraient pas par tomber. Ma bouteille ne se viderait pas. J’aurais neuf vies de chat devant moi. ”

Du petit matin jusqu’au soir du 13 novembre 2015, cinq personnages chassent le bonheur dans les rues de Paris, poussés par des vents contraires : l’espoir et les regrets, la colère et le calme, la joie et le deuil. Les pas de ces Parisiens les rapprochent du concert ou les en éloignent ; leurs destins s’entrelacent ou s’écartent. Ni le feu ni la foudre capte la lumière de ces étoiles sur le point de s’éteindre. Cinq personnages et Paris, bien sûr, par un beau jour de novembre qui ressemble au printemps. Pauline, Ariane, Raphaël, Igor, Stella. Conscience de la fatalité : quelque chose de terrible va se produire, que nous connaissons, mais que les personnages ignorent. Leurs microdécisions et les hasards d’une vie les emmènent au concert ou les en éloignent. Le roman se termine quand la porte de la salle s’ouvre.

Source: http://books-home.com/rss.xml

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *